Dépendance sexuelle

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Sevrage de Ensortir89

ensortir89

New member
Bonjour à tous,

Après m'être présenté dans la section "Présentation" du forum, j'ouvre ici mon carnet de sevrage.
Pour éviter trop de redondance, je ne vais pas ré-expliquer ici qui je suis.
Je redonne juste le lien de mon témoignage pour ceux qui sont intéressés : http://stopporn.fr/temoignages/comment-je-suis-passe-du-porno-a-la-pedo-pornographie/

Je me suis fixé un objectif court de 4 jours sans la moindre masturbation ni pornographie.
Bien évidemment, je compte augmenter le compteur au fur et à mesure.

Aujourd'hui, c'est un peu comme hier, je ne me sens pas du tout tiraillé par les pulsions, mais je me sens déprimé et angoissé.
J'essaie au maximum de cacher ce mal être car je ne veux pas impacter mes enfants.
D'une manière générale je culpabilise beaucoup du père que je suis, toujours en proie aux angoisses et aux remords.
J'ai l'impression que je passe à côté des beaux moments en famille...
 
Salut,

comme je te comprends lorsque tu parles d'angoisse et de culpabilité vis-à-vis de tes enfants. Je viens de passer une semaine en vacances, j'aurais dû profiter pleinement de ce temps en famille, et bien ce ne fut que souvent trop d'angoisse et larme... Difficile dans ces conditions d'être présent à ces enfants (les miens ont 8 et 9 et sont très demandeurs).
Je crois qu'il faut accepter les choses telles qu'elles sont et ne pas se mettre trop la pression. De mon coté, depuis plusieurs mois, j'essaie de me rendre disponible sur des jeux, leur lire une histoire, jouer avec eux au sport. Même si je dois me mettre un coup de pied au fesse, je le fais. J'ai toujours l'impression de ne pas faire assez et de ne pas bien faire. Juste prendre le recul et voir que finalement je suis là. Je sais que c'est difficile, mais j'essaie. Ne te mets pas la pression, sois juste là, présent, à l'écoute. Je crois que les enfants (j'en suis sûr) peuvent nous tirer vers le haut, nous motiver. Pas de remord, juste de la présence, de la vraie présence, être là... La méditation permet cette présence à tes enfants.
Courage, c'est dimanche, va juste jouer un peu avec eux, quelques minutes, regardes les jouer, souris en les regardant, accepte le bonheur qu'il t'offre, et tu leur offriras encore plus. Et tu verras, tu ressentiras ce bonheur, ce bonheur de l'instant présent. Pas celui de la rumination du passé, ou de ce qui pourrait se passer dans quelques minutes, juste le bonheur de cet instant, à cette seconde. Pas avant, pas après, maintenant et là.

Fabrice
 
Je suis convaincu que la méditation me permettrait de m'inscrire dans un instant T.
J'essaie au maximum d'être dans le présent. C'est extrêmement difficile pour moi. De nature, je suis du genre à ressasser le passé (même si je suis convaincu que ça ne sert à rien) et surtout, je suis toujours dans l'anticipation. Toujours à réfléchir, à conscientiser les choses, à angoisser...
 
Merci pour ce lien. Je vais regarder ça dès que possible.

J'ai passé un dimanche en famille, en essayant de profiter un maximum de l'instant présent, comme me le conseillait Fabrice. J'ai eu des "absences" mais j'ai aussi eu des moments de rire et de jeu avec mes filles, c'est tout ce que j'ai envie de retenir. C'est tellement important.

En fin d'après midi, je suis allé courir, j'essaie d'être régulier (3x par semaine). J'en ai vraiment besoin pour mon équilibre. J'ai tendance à "baisser" la tête quand je cours mais cette fois j'ai tenté de garder la tête "droite". C'est symbolique.

Dès que j'ai un peu plus de temps, je reviens ici pour parler d'un podcast sur la méditation qui me fait beaucoup réfléchir.
 
Salut,

dans les premières séances de méditation, nous avions travaillé sur les évènements plaisants. Il s'agissait pendant une semaine de lister l'ensemble des éléments plaisants que l'on a dans une journée. Nous avions un tableau à remplir, où par chaque évènement nous devions renseigner
(1) Quelle a été l'expérience ? (exp: écouter le chant d'un oiseau en rentrant le soir)
(2) Avez-vous pris conscience des sentiments agréables pendant l'expérience ? 
(3) Qu'avez-vous ressenti dans votre corps pendant l'expérience ? (exp: légèreté, gaité sur le visage, conscient que les épaules se relaxent, sourires aux lèvres)
(4) Quels sentiments, pensées ont accompagnés cette situation ? (exp Soulagement, plaisir, "c'est bon", quel chant agréable, c'est si bien d'être dehors
(5) Quelles sont les pensées qui vous viennent en ce moment qu'en vous écrivez? (exp: c'était une petite chose, mais je suis très heureux de l'avoir noté).

Tu peux essayer de te prêter à cet exercice sur une semaine. Cela demande un peu d'exercice en terme de ressenti du corps... Pour cela le plus simple est de commencer par des scans corporels tous les matins (par exemple sur le site ici)

Cela peut être un début. Dans tous les cas, bravo pour la journée. Et comme toi hier soir, je suis allé courir, j'avais la tête droite, j'ai crié 'MERDE' à ma souffrance. Je l'ai regardé au fond des yeux, et je lui ai dit 'même pas peur'.

Courage, 

Fabrice
 
Fabrice a tout dit ,le chemin est difficile d'autant que la chute est profonde mais comme tout le monde on a les ressource pour s'en sortir.Pour moi la religion (chrétien non pratiquant)et le sport mon bien aidé ,la famille joue beaucoup .Bon p


j'ai buggé lol Bon parcours parmi nous .:D
 
Merci Kurt,

Effectivement ce n'est pas évident. Aujourd'hui je sens que ça me tiraille un peu.

D'ailleurs, lors de mes moments de sevrage, c'est plutôt à la masturbation que j'ai du mal à résister, plutôt qu'au porno.

C'est pour cela que je me suis fixé une limite de 4 jours pour commencer sur ce forum.
 
Bonjour à tous,

Je pense que je vais tenir ce premier objectif de 4 jours pleins sans masturbation ni porno.

J'avoue que pour la masturbation, cela a été particulièrement dur à gérer hier soir. Agité, difficulté pour m'endormir. Le réflexe de se masturber est dur à combattre. J'ai quand même réussi à gagner cette lutte.

D'ailleurs, je trouve que le combat est quand même soumis à au moins une inconnue : les rapports conjugaux. Il est bien plus facile de tenir son sevrage (de masturbation) lorsque l'on vient d'avoir un rapport avec sa femme/ son homme.

Si des membres du forum ont un point de vue sur la question... Et à ce sujet, faites vous un sevrage porno ET masturbation ? Ou différenciez-vous les deux ?
 
Effectivement, depuis des années, j'ai lié diminution du stress, de l'angoisse, de l'agitation à la masturbation.

Ca été ma soupape, utilisée à outrance, parfois sans aucune forme de plaisir, complètement mécanique, pour diminuer les tensions.
 
Voilà, j'ai réussi à tenir le cap des 4 jours.

Je vais modifier mon compteur mais je suis bien conscient qu'il y a une part d'impondérable la dedans. En ce qui me concerne, il s'agit des relations avec ma femme. Exemple : quand nous sommes en vacances, le fait d'avoir beaucoup plus de moments intimes (même si ces derniers n'ont rien à voir avec la masturbation ou le porno) fait que, physiologiquement, c'est plus facile de résister.

Le porno/mb et l'amour avec son conjoint ne sont pas comparables si ce n'est sur la finalité (tout du moins en ce qui me concerne) : une éjaculation provoque toujours de l'apaisement.
Du coup est-ce que cela fausse le sevrage ?
 
J'y ai déjà réfléchi même si je n'ai pas toutes les réponses. J'ai des relations sexuelles avec ma conjointe pour le plaisir, chose tout à fait différente de la masturbation compulsive. Pourtant, il y a une "finalité" commune à ces deux actes pour moi : l'éjaculation. Et pragmatiquement, une éjaculation, qu'elle ait eu lieu à la fin d'un acte d'amour ou d'une masturbation compulsive, physiologiquement, elle apaise.
Bien évidemment, le constat psychologique n'est pas le même : épanouissement après l'amour, déprime/tristesse/colère/angoisse après une séance de masturbation-porno.
 
Pas la top forme ce matin. Un peu malade, mal dormi, réveillé tôt avec des pensées liées à des rapports sexuels réels vécus par le passé.
J'ai essayé de me concentrer sur mon corps, sur mon souffle mais rien n'y a fait. Je me suis masturbé.
Je garde quand même mon compteur pour le sevrage porno sur lequel je n'ai pas failli.
Mauvais début de journée :/
 
Honnêtement, je devrai remettre le compteur à zéro étant donné que les images présentes dans ma tête au moment de la masturbation jouent le même rôle que le porno comme tu dis.

Le seul point positif, c'est que sans porno, l'affaire est pliée en 5 minutes. Je ne fais pas durer....

J'aimerais beaucoup me sevrer complètement, porno et masturbation mais j'ai tellement l'impression que c'est impossible.
Comme si c'était physique. Autant le porno, j'ai l'impression de pouvoir y arriver, autant la MB, c'est "physique", ça concerne mon corps et j'ai l'impression que c'est "indissociable" de son fonctionnement.
 
En tous cas , je n'ai pas l'impression de me mentir ou de me voiler la face au sujet de la masturbation.
Cela dit, peut être que je me trompe, que je me leurre moi-même inconsciemment.

C'est difficile à expliquer mais je vais essayer : pour le porno, j'ai l'impression qu'il s'agit d'une question de volonté. Même si la tentation est forte, les images passent par un média que l'ont doit "regarder". Ce média ne fait pas partie de notre être.
Pour la masturbation, j'ai toujours eu le sentiment que c'était plutôt lié au "physique". Par exemple : quand notre corps a faim, on peut ne pas le nourrir, mais au bout d'un moment, c'est insupportable. C'est un peu l'effet que ça me fait pour la masturbation.
Même si je suis bien conscient que nourrir son corps est indispensable pour survivre, ce qui n'est pas le cas de la masturbation.
Néanmoins, quand je ne me suis pas masturbé pendant 4-5 jours et que j'éjacule (que ce soit pendant un rapport ou une MB) cela me fait mal. Mais vraiment. Comme si trop de liquide s'était accumulé et que le jet était trop puissant. Désolé, les détails sont pas top mais j'essaie de vous faire comprendre ce que je ressens...
 
salut,

Comme BBFE (en attente de validation), je pense qu'il y a une part psychologique très importante. Encore un fois, je crois que tu vois (ressens) ce que tu veux croire.
Je suis convaincu que l'on peut rester plusieurs semaines sans éjaculation... A mon retour, je vais regarder si il n'y a pas des études surle sujet.. Car il revient régulièrement sur le forum... Et un peu comme une excuse pour ne pas résister à la tentation.
Ferme dans tes résolutins ! No porno, no masturbation !
5 jours, tu as dépassé ton objectif initial, bravo! Sois fier de toi.
 Pas à pas... Le sevrage, rien que le sevrage
Fabrice 
 
Merci Fabrice.

J'ai décidé de remettre le compteur à zéro. Je ne peux pas dissocier masturbation et porno.
Effectivement, c'est peut être mon cerveau qui essaie de me duper. Pour la masturbation, j'ai l'impression de partir faire la guerre sans armes.
Je fixe sur le compteur un objectif de 8 jours.
 
Pas eu beaucoup le temps de venir ici ces derniers temps.
Bilan : toujours difficile de résister à la MB. Pollutions nocturnes.
Pour le porno en revanche, ça se passe bien. Je constate aussi que plus en laisse le porno loin de soin, plus les idées les plus perverses, trash,... nous apparaissent comme ridicules.
 
C'est la merde. En même temps, c'est difficile de pas être dans la merde quand on se berce d'illusions comme je le fais. Et ce, depuis des années.

Je m'explique : depuis quelques jours, je suis confronté au fait d'être seul. Confronter n'est pas le bon mot parce que je l'ai choisi en plus. Et oui, car malgré le fait que cela ne me réussisse jamais, malgré que des gens bien plus lucides comme ci dessus m'ont conseillé d'éviter l'isolement, je l'ai quand même fait. Sans doute parce que je suis con. Ou suicidaire. Ou naïf.

Je suis quelqu'un qui a besoin de se retrouver seul pour consacrer du temps à des loisirs en solitaire que j'affectionne (films, musique, lecture). Seulement voila, je n'ai jamais réussi (jamais !) à ne pas dériver vers la masturbation ou le porno pendant ces moments que je suis censé consacré à tout ce que je ne peux pas faire le reste de l'année. Ce sont donc des moments précieux que je gâche.

J'en ai marre. J'en ai marre de ce que je fait. J'en ai marre de ce que j'ai fait. J'en ai marre de ce que je suis. J'en ai marre de qui je suis. J'en ai marre de moi.
 
Ce que je sais, c'est que mes loisirs existaient avant l'addiction.
Par exemple, tout jeune j'étais branché électronique et informatique.
J'en ai même fait mon métier.
Je me sens réellement passionné par les nouvelles technologies, je me tiens informé, et je ressens le besoin de passer du temps sur mon PC.
Le problème, c'est que le PC c'est aussi le truc connecté à Internet duquel il faudrait que je me tienne éloigné...

En tous cas, c'est comme ça que je ressens mon "je suis". Mais c'est le ressenti d'un addict...
 
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