Dépendance sexuelle

Bienvenue sur le forum d'entraide pour les co-dépendant(e)s et dépendant(e)s au sexe sous toutes ces formes (tchat, porno, escorte, etc.). Vous y trouverez des espaces de partage et d'entraide, ainsi qu'un espace collaboratif (wiki) et des vidéos. N'hésitez pas à vous inscrire et partager votre histoire en toute confidentialité.

Sevrage de Ensortir89

Bonjour Ensortir89,

Tu as raison : l'essentiel est de se relever. Et de tirer les leçons des événements.

J'aime cette citation de Nelson Mandela :
"Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends".

Courage ! Tu mènes le bon combat !
 
Lionel,

je sais qu'il y a en toi cette petite lumière, cette petite chaleur que nous avons tous. Cette lueur qui rayonne vers l'extérieur. Elle est là au fond de toi. Le dégout est une émotion, accepte cette émotion, laisse la passer, et surtout ne la laisse pas être trop envahissante, laisse un peu de place au reste. Cette émotion, ce dégout ce n'est qu'une image de ton mental, derrière tout cela il y a ce toi intérieur qui ne demande qu'à rayonner.

Courage mon ami !

Fabrice
 
Bonne année 2018 à nous tous, qui luttons, encore et encore contre cette merde.

J'espère que 2018 nous apportera de la libération, de la légèreté et de l'estime de soi.

Force !
 
Une petite réflexion sur mon expérience. J'ai une part de mon expérience qui est similaire à celle de Florent de Stopporn.

Je ne sais pas quel est le lien de cause à effet mais les deux constats sont liés :
Je vais quand même mieux depuis mi 2017 même si ce n'est pas toujours roses (pulsions mieux maitrisés, moins de MB, ...) ET j'ai perdu 12 kilos.
C'est sans doute le résultat d'un mieux être, mais pas que. Je suis de plus en plus persuadé que ce que l'on ingère a des répercussions.
Et je commence à me demander si ce n'est pas le fait de perdre du poids qui me fait aller mieux niveau MB plutôt que l'inverse.

Bon, je ne me prends pas la tête à comprendre pourquoi, mais juste pour signaler que l'addiction trouve peut être d'autres échos. Et que travailler sur quelque chose qui ne semble pas lié (le poids dans mon cas) peut avoir des répercussion sur l'addiction sexuelle.
 
Petite baisse de moral aujourd'hui : quelque chose m'a fait repenser au passé, à mes erreurs... Du coup, ça fait chuter mon estime...

Je vais continuer à avancer. Je n'ai jamais été aussi loin en sevrage. J'espère que vous allez tous à peu près bien.
 
Peut-être es tu en train de franchir un nouveau pallier, et il y a un petit coup de mou, de déprime... qui ne va pas durer.
 
Bonjour Ensortir89,


J'ai aussi des baisses de moral : j'essaie de garder le cap, sans écouter la vilaine voix intérieure négative. Le coup de mou ne dure pas, et après, il y a de nouveau le calme. Dans le coup de mou, ne rien changer : maintenir les bonnes habitudes, prendre soin de soi.

Le plus important :
Un jour à la fois.
24 heures seulement.
 
Nous arrivons à la fin du mois de janvier.
Un mois marqué par le recul des MB et le plus fort recul encore de la pornographie.

C'est vraiment en se sevrant que l'on peut regarder en arrière et halluciner (le terme n'est pas trop fort) sur la terrible force de l'addiction.
Cette addiction qui m'aura par le passé emmené vers des endroits toujours plus sombres et trash.
Encore aujourd'hui, je n'arrive pas à comprendre comment j'ai pu en arriver là. Comment, sous emprise, on peut voir des choses qui dégoûtent aujourd'hui rien qu'à les imaginer.

Mais comme vous le dites, rien ne sert de ressasser, encore moins de culpabiliser sur la passé, il faut avancer. Un jour à la fois.
 
Dis-toi aussi que plus on descend bas, plus il est facile de voir que l'on monte. D'une certaine manière tu n'as pas a te poser la question, comme beaucoup de dépendant, si c'est permis ou pas. Toi tu sais à quel point c'est NON.

Quand on touche le fond de la piscine, un coup de pied et on prend de l'élan, on ne stagne pas dangereusement entre deux eaux. Le blanc est blanc, le noir est noir, autant de repères bien marqués pour avancer.
 
Bonjour Lionel,
je crois que comprendre ne sert à rien dans nos dépendances. C'est hors du domaine de la connaissance, nous sommes dans le ressenti, dans le vécu.
La passé est passé, le futur pas encore là. Seul le présent compte, le présent que tu ressens.
Le présent, c'est le contrôle que tu reprends sur toi, c'est moins de MB, c'est moins de porno. C'est cette fierté que tu peux ressentir, cette fierté d'avancer tel que tu es.
Continue mon ami.
Fabrice
 
Moral loin d'être au beau fixe. Besoin de ré-écrire ici après toutes ces années.
Je me demande ce que certains sont devenus.
J'ai traversé une meilleure période principalement dans le domaine pro. Pour la partie dépendance, c'est vraiment une courbe variable.
Au plaisir de vous lire...
 
Nuit difficile. Impossible de me rendormir à partir de 4h. Je n'ai pas donné à mon corps sa dose et il me l'a fait sentir.
J'ai tenu bon, plusieurs heures, le temps que ça passe.
J'étais déterminé, mais amer, avec la sensation qu'une détermination comme celle-ci ne peut pas être durable...
 
Tu peux être fier de cette nuit.

Peut-être que tu craqueras plus tard mais l'expérience de cette nuit te sera utile pour le prochain combat, la prochaine bataille.
 
Salut

oui, tu peux être fier et toujours te dire cela: la prochaine crise sera moins dure que celle que tu viens de vivre! C'est tout ce qui compte. 

bravo et continue
 
J'ai "timé" l'année à venir avec des échéances, des objectifs à atteindre.
2 jours de sobriété totale, c'est assez peu courant chez moi pour être noté.
 
"Je mets un masque pour ma famille et je pleure en dessous"... Cette réflexion est puissante!! Et tellement représentative de ce que je vivais aussi... Mais il ne faut pas pleurer mon ami. Il faut te fixer un objectif, et t'inventer tous les moyens d'y parvenir. Ils sont nombreux, tu dois juste trouver le bon moyen. Et ainsi, dès la première victoire, tu pourras arrêter de pleurer, t'estimer heureux de ce premier pas, et avancer. 

Et ainsi, tu te sentiras plus fort. Non pas libéré, non pas arrivé au bout du chemin, mais un peu meilleur que les jours d'avant. Et cette petite dose de bonheur sera un peu moins d'illusion à aller chercher du côté de la dépendance. 

J'ai coutume de dire que là où nous sommes tombés n'est pas l'important. Ce qui compte, c'est de remonter la pente, quelle qu'elle soit! 

Pour l'instant, il te faut retrouver un chemin de paix, tant que tu ne t'es pas un peu reconstruit moralement, tu ne pourras pas aller plus loin côté dépendance, les deux sont tellement liés! De mon côté, j'ai trop souvent placé la fin de la dépendance comme la priorité, avant de faire tout autre chose. Mais non en fait! C'est illusoire! Car la dépendance vient de ce que nous sommes... Il faut donc déverrouiller tous ces blocages qui ont fait de ta vie ce qu'elle est actuellement. T'appuyer sur tes atouts, ce que tu as montré de meilleur, par exemple au boulot, et te convaincre que ce sont là de vraies qualité. 

Après quoi, tu te sentiras déjà un peu plus fort pour avancer, et mettre en place un chemin, pour réduire petit à petit ta dépendance. 

Tu dois te redonner confiance! Liste donc tes réussites récentes, dans tous les domaines. Liste aussi tes pensées bloquantes, tout ce que tu te reproches. Puis écris le contraire, et répète le. Exemple: tu écris cette pensée: je perds mon temps à trop aller sur les sites pornos. Puis tu écris: Je ne consulte plus de porno, je n'en ai pas vraiment besoin au fond. Puis relis cette "pensée débloquante", et relis là encore, et répète là, jusqu'à ce que cette pensée te reste en tête, puis relis là tous les jours. 

C'est de la déprogrammation inconsciente. Une technique qui a bien marché chez moi. Alors certes, elle n'a pas tout réglé, mais elle m'a permis, malgré tout, de ne plus m'autoflageller et de ne plus végéter dans cet état de déprime constante qui était le mien. 

Fais tout cela, et peut-être, auras tu déjà un peu progressé. Peu importe là où tu as chuté. Il suffit de savoir que tu es en train de remonter la pente.
 
Haut